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Risques professionnels

Un vendredi sain chaque semaine ?

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En matière de prévention des risques psychosociaux au travail une nouvelle approche commence à émerger en France dans les discours comme dans les pratiques. Les méthodes traditionnelles s’orientent sur la pathogénèse « dis-moi où tu souffres et je te dirai comment avoir moins mal » alors que les pratiques récentes valorisent la salutogénèse : « regardons ensemble comment aller mieux avant même de ressentir l’inconfort ».

La salutogénése a contribué à nourrir les réflexions relatives à la psychologie positive et s’inscrit ainsi dans une « vraie » logique de prévention : en amont et non curative. L’idée est de promouvoir le bien-être et la santé pour faciliter l’acquisition de comportements permettant de faire face à l’adversité du monde. Bien entendu il ne s’agit pas d’empêcher aux difficultés d’apparaître - qui promettrait ça ? – mais plutôt d’augmenter la capacité à les gérer.

En situation de travail, cette approche convient particulièrement à la gestion de la charge mentale. La dernière enquête de la DARES de 2017 sur les conditions de travail met en exergue que 57 % des cadres et presque 48 % des femmes disent souffrir d’une charge mentale excessive au travail. Il est avéré aujourd’hui que la charge mentale résulte d’un trop grand nombre d’informations à gérer mais aussi d’une tâche qu’on n’a pas pu finaliser ou qu’on a réalisé avec un degré de qualité inférieur à nos attentes.

Plusieurs voies s’ouvrent alors pour prévenir l’apparition de la charge mentale : diminuer le nombre de tâches, s’assurer de la finalisation de chacune et augmenter la qualité perçue de production. Pour que ces mesures ne restent pas purement incantatoires, il existe une stratégie à la fois facile à mettre en œuvre, gratuite, innovante et activant la confiance mutuelle. Comment faire ? Simplement en instaurant les « vendredi sains », c’est à dire une après-midi par semaine sans réunion, sans mails, sans téléphone. Une après-midi pour disposer de 3 à 4h de concentration pure, de travail de fond. Ça permet non seulement d’avancer sur ses dossiers, d’être vigilant(e) car pas dérangé(e) et de produire un travail de qualité dont on est fier(e). S’il est vrai que la confiance qu’on témoigne à autrui l’invite à s’en montrer digne, cette méthode suppose une reconnaissance de la motivation de chacun tout en contribuant à la renforcer. Pourquoi le vendredi après-midi ? Parce que cela permet de partir en weekend l’esprit serein. C’est cette sérénité du weekend qui permet de profiter de la vie et de récupérer de la semaine, offrant ainsi la possibilité de démarrer le lundi suivant avec énergie et entrain. Et vous, vous faîtes quoi vendredi prochain ?