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Prévention des troubles musculo-squelettiques du membre supérieur (TMS MS) : quelle démarche mettre en place ?

Publié le par dans Maladie professionnelle.

Pour mettre en place une véritable démarche de prévention des troubles musculo-squelettiques du membre supérieur (TMS MS), il faut comprendre que les différents facteurs de risques doivent être abordés à partir du contenu gestuel de la tâche et du contexte du travail, et non pas seulement à partir du métier.

Les troubles musculo-squelettiques du membre supérieur (TMS MS) concernent des pathologies telles que l’arthrose du coude, du poignet ou des doigts, le syndrome de la coiffe des rotateurs, le syndrome du canal carpien, les cervicales avec douleurs à distance, etc.

La démarche de prévention des TMS MS doit comporter deux phases :

  • le dépistage des situations à risque ;
  • et la mise en place d’une démarche ergonomique.

Le dépistage des situations à risque

Le dépistage des situations à risque nécessite une étude ergonomique. Pour ce faire, la check-list proposée par l’OSHA (agence du ministère du Travail des Etas Unis) peut être d’une aide précieuse.

En effet, cet outil de dépistage prend en compte les facteurs tels que la répétitivité, les amplitudes musculaires, les vibrations, l’environnement physique, la surpression cutanée, l’effort et l’organisation du travail.

Cette liste est utilisée comme un moyen d’évaluation des risques professionnels de TMS MS. Pour assurer une meilleure qualité de diagnostic, l’évaluation doit porter sur un échantillon représentatif des salariés.

Il convient par ailleurs d’effectuer un entretien avec le médecin du travail, de manière à prendre connaissance de l’existence de cas de TMS MS au sein de l’entreprise. Et de décider de la démarche à suivre si les cas de TMS MS sont nombreux.


La mise en place d’une démarche ergonomique

Editions TissotSuite à ce dépistage, la seconde phase consiste à mettre en place une démarche ergonomique. Cette démarche vise à transformer le travail pour maîtriser le risque de TMS MS de façon à modifier les situations de travail pour préserver la santé des salariés.

La démarche ergonomique applique les principes suivants :

  • la participation de tous les acteurs de l’entreprise ;
  • la multidisciplinarité fondée sur tous les savoirs des acteurs de l’entreprise ;
  • la globalité de l’approche méthodologique ;
  • et l’analyse de l’activité de travail.

La démarche commence par le recueil des informations sur l’entreprise pour comprendre le fonctionnement, de manière à établir des hypothèses qui permettront de choisir les situations de travail à analyser plus particulièrement.

Ensuite, à l’aide d’observations, étudier le processus technique, les tâches des salariés et leurs stratégies, de façon à établir les liens entre les contraintes de la situation de travail, l’activité effectuée par les salariés et ses conséquences sur la santé et la sécurité. Enfin, elle propose des pistes de transformation du travail.

La démarche ergonomique est organisée en quatre étapes :

  1. mobiliser : il s’agit de mobiliser les différents acteurs de l’entreprise (direction, encadrement, CHSCT, médecin du travail, etc.) ;
  2. investiguer : connaître les risques, analyser les situations de travail et identifier les facteurs des risques ;
  3. maîtriser : élaborer des solutions qui découlent des pistes de prévention ;
  4. évaluer : mettre en place des indicateurs de suivi pertinents, en cohérence avec les objectifs poursuivis.

L’ergonomie a donc un rôle prépondérant à jouer dans la prévention des troubles musculo-squelettiques du membre supérieur (TMS MS).

Pour vous aider à diagnostiquer et améliorer les conditions de santé sécurité au travail, les Editions Tissot vous proposent leur formation Ergonomie au travail pour non-ergonome.


Références : ED n° 957 de l’INRS (Les troubles musculo-squelettiques du membre supérieur – Guide pour les préventeurs) ; Code du travail, art. L. 4121–2 (évaluation des risques)