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Nettoyage à sec ou aquanettoyage et mesures de prévention

Publié le par dans Risques professionnels.

Le nettoyage à sec était utilisé pour définir le nettoyage à l’aide des solvants. Aujourd’hui, le nettoyage s’effectue en utilisant une base aqueuse. Cependant, quel que soit le procédé, cette activité génère des risques pour la santé et la sécurité des salariés. Il est donc fondamental d’analyser l’activité de travail et d’évaluer les risques, en proposant des mesures de prévention adaptées.

Le nettoyage à sec est une activité composée de 4 principaux postes de travail, à savoir :

  • l’accueil/réception/livraison ;
  • le prétraitement ;
  • le nettoyage en machine ;
  • et la définition/repassage.

Les procédés de nettoyage utilisés couramment sont les procédés employant des solvants combustibles, le procédé traditionnel utilisant le perchloroéthylène et l’aquanettoyage employant une solution composée d’eau, de détergents et d’additifs particuliers.

Les principaux risques liés à cette activité de travail sont de natures multiples :

  • l’utilisation des produits de détachage et de pré-brossage car la plupart de ces produits contiennent des solvants, des acides, des bases, etc. et entrainent une irritation pour la peau, les yeux et les voies respiratoires ;
  • l’utilisation du perchloroéthylène, classé selon le règlement CLP comme cancérogène catégorie 2 « susceptible de provoquer le cancer » et toxique pour l’environnement. La principale voie de pénétration dans l’organisme est l’inhalation des vapeurs ;
  • la manipulation des charges (notion d’effort), la répétitivité des gestes, la posture statique debout et la chaleur ambiante ;
  • le risque électrique lié à l’utilisation des appareils électriques dans une ambiance humide, qui accélère la corrosion des installations ;
  • l’utilisation de produits détergents et additifs aqueux (aquanettoyage) qui contiennent des tensio-actifs susceptibles d’altérer le film lipidique protecteur cutané, et sont donc des irritants pour la peau ;
  • le risque d’incendie ou d’explosion lié à l’utilisation des solvants de nettoyage appelés combustibles, ainsi que certains produits de détachage ou de pré-brossage.

Il est donc indispensable d’envisager en amont les mesures de prévention adéquates à mettre en œuvre afin de protéger les salariés exposés

Prévention du risque chimique

La substitution des produits dangereux doit être une priorité, l’exposition des salariés doit être évitée ou réduite aux niveaux les plus faibles possibles, une ventilation mécanique générale des locaux doit être prévue avec un apport d’air neuf, un système de captage à la source doit être installé dans les zones à risque et entretenu, etc.

Conception et aménagement des locaux

La disposition des locaux doit permettre la séparation physique des activités. Chaque zone doit être définie en tenant compte des effectifs, des flux de matières, du nombre d’équipements, etc., Les allées de circulation doivent permettre le passage des personnes et d’équipements d’une manière séparée afin d’éviter tout risque de heurt, d’écrasement, etc.

Prévention du risque électrique

L’installation électrique doit être conçue en respectant la réglementation en vigueur et vérifiée lors de la mise en service ou après chaque modification de structure par une personne compétente ou un organisme accrédité.

La prévention des troubles musculosquelettiques (TMS)

De nombreuses situations de travail peuvent comporter un risque de développer des troubles musculo-squelettiques : compter et examiner les vêtements, trier et remettre en bac, poser sur la table de pré-brossage. Il est nécessaire de réaliser une analyse approfondie afin de rechercher les causes, en proposant des voies d’amélioration qui tiennent compte des caractéristiques temporelles, de l’organisation du travail, du salarié et du dimensionnement du poste.

La prévention au niveau des machines

Il convient de s’attacher à utiliser seulement les solvants recommandés par le constructeur, à respecter les prescriptions de maintenance afin de maîtriser les risques générés par la machine, et à utiliser seulement des machines conformes à la directive « Machines » 2006/42/CE et la norme NF EN ISO 8230.

D’autres mesures de prévention peuvent également être mises en place, telles que la prévention du risque incendie/explosion, la prise en compte des facteurs organisationnels et psychosociaux, l’éclairage, le confort thermique, le bruit et les appareils de pression.


Références : Le pressing. Nettoyage à sec ou aquanettoyage – ED 6308 novembre 2018 INRS (Institut National de Recherche en Sécurité).