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Risques psychosociaux

Mal-être au travail : réagissez !

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Le mal-être au travail peut survenir pour différentes raisons : désaccord avec les décisions de l’entreprise, changement de management, évolution des aspirations des salariés, non-adéquation entre le poste et les moyens fournis, etc. Les relations professionnelles deviennent alors différentes.

La direction d’une entreprise fait des choix, tout comme chaque individu est libre de le faire, et il arrive que ces choix aient un impact sur d’autres personnes. De ce fait, ils peuvent ne pas être en conformité vis-à-vis des besoins individuels et personnels de chacun. La société est en perpétuelle évolution.
Certains salariés subissent ces évolutions et tombent dans une spirale du « mal-être au travail » qui peut engendrer des conséquences tant psychologiques que physiques, environnementales ou relationnelles.
Pour autant, lorsque le mal être au travail apparaît, c’est aussi à chacun de se prendre en main. Être acteur de son comportement et responsable de ses actes est la principale devise à suivre.

Faire un état des lieux

Commencer par peser le pour et le contre de son emploi. Prend une feuille, la séparer en deux, noter les « plus » et les « moins ». Examiner le salaire, les horaires, le lieu, le temps de trajet, les avantages, la liberté, les contraintes, la hiérarchie, les missions confiées, l’environnement, l’épanouissement. Prendre en considération ce que procure ce travail, le train de vie, l’éducation des enfants, etc. Laisser murir ce document, se donner le temps de réfléchir sur un maximum d’éléments. Après une bonne quinzaine de jours, faire le constat :

  • si les points positifs sont majoritaires, il n’y a pas de problème. Un impact psychologique a lieu, dès qu’un pacte avec soi-même est fait. Prendre le temps de poser ces informations sur papier permet de prendre conscience de ce qui se passe à l’intérieur de chacun. La vision des choses change à ce moment-là ;
  • si les points négatifs ressortent le plus, passer à l’étape suivante.

Mettre en place un plan d’action

Tout d’abord, accepter de passer par la case réorientation professionnelle et commencer par faire un bilan de compétences. Pour avoir accès au bilan de compétences, certaines conditions relatives à l’ancienneté doivent être remplies, il est donc nécessaire de se renseigner auprès des services RH ou directement auprès de l’OPCA dont dépend l’entreprise. Le bilan de compétence pourra, le cas échéant, déboucher sur une formation professionnelle. Attention rappelons que la formation professionnelle connait d’importantes modifications en 2019….

Si l’on veut tout mettre en œuvre pour changer d’entreprise, il est important de commencer par :

  • actualiser son CV : la meilleure façon de le rédiger consiste à mettre en premier les compétences les plus importantes. Servez-vous du contenu des différentes annonces pour le rédiger ;
  • le mettre en ligne sur des cv-thèques ou s’inscrire auprès de cabinets de recrutement ;
  • regarder les annonces au quotidien. Il ne faut pas juste lire le titre de l’annonce, il faut aussi regarder le contenu : quelles sont les missions proposées, les actions demandées ? Il n’est pas indispensable de correspondre à 100 % à une annonce, 65 % c’est correct ;
  • répondre aux annonces. Constater si le CV accroche ou non l’attention des recruteurs et en cas de bilan négatif, oser se remettre en question. Sachez qu’au-delà de la réponse aux annonces, les candidatures spontanées fonctionnent encore. Si une entreprise est intéressante, il est nécessaire de renouveler l’envoi d’une candidature tous les 3 mois afin que le CV reste en permanence dans le vivier de candidatures au sein du service RH ;
  • se préparer à l’entretien, en s’appuyant sur les différents guides existants ; réfléchir sur les concessions envisageables : « Il faut savoir perdre pour gagner ».

Il vous faudra ensuite négocier auprès de votre entreprise : un départ, une mutation, une formation. L’adage « qui ne tente rien n’a rien » prend toute sa valeur, d’autant que les dirigeants savent que la perte de motivation, l’absentéisme à répétition ont un coût indirect non négligeable pour l’entreprise.

Par ailleurs, il existe un marché caché de l’emploi très important. Ce marché caché de l’emploi représente toute la partie invisible des offres : la meilleure façon d’y avoir accès est de prendre contact directement auprès des entreprises.

Souvent les collaborateurs critiquent leurs conditions de travail alors qu’ils sont libres de quitter l’entreprise. Or cela ne sert à rien de reprocher aux autres, ce que l’on ne fait pas soi-même : il faut sortir de sa zone de confort, se prendre en main.
Alors ayez des objectifs, boostez votre carrière professionnelle : oser c’est plus valorisant que de rester dans la victimisation.