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Sécurité et santé au travail

Lancement d’une mission sur la santé au travail

Publié le 10/01/2018 à 08:15 par

Muriel Pénicaud, ministre du Travail et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé viennent de lancer une mission sur la santé au travail. Trois personnalités (Jean-François Naton, représentant syndical, Charlotte Lecocq, députée et Bruno Dupuis, consultant en stratégie sociale) sont ainsi chargées de dresser un état des lieux et de formuler des propositions d’ici au 31 mars 2018.

Pourquoi une mission santé au travail ?

Dans un communiqué de presse, la ministre du Travail évoque plusieurs raisons.

Elle relève tout d’abord qu’il « y a aujourd’hui 4858 médecins du travail en France pour 18 millions de salariés dans le secteur privé. En 10 ans, nous avons perdu 30 % du nombre de médecins du travail et aujourd’hui, 75 % des médecins du travail ont plus de 55 ans. Si nous n’agissons pas, nous allons au-devant d’une véritable pénurie de médecins du travail ».

La ministre parle ici d’une « désaffection » des services de santé au travail, qui viennent pourtant de vivre une nouvelle réforme. Les entreprises commencent en effet tout juste à se familiariser avec les « visites d’information et de prévention » au lieu et place des avis d’aptitude systématiques et à l’introduction de nouveaux professionnels comme les collaborateurs médecins… D’ores et déjà insuffisant ? La mission devra sans doute répondre à cette question.

Muriel Pénicaud souligne aussi un besoin de coordination entre les différents acteurs qui agissent en matière de santé au travail. Il est vrai qu’à tous les niveaux (national, régional ou local) interviennent aussi bien les services de santé au travail que la branche AT-MP de la CNAMTS, les CARSAT, le réseau ANACT et les ARACT, et bien d’autres encore… Alors qui fait quoi et pourquoi ?

Un constat est dressé : les accidents du travail et les maladies professionnelles sont « encore trop nombreux »… Il faut donc agir selon le ministère.

Quelles mesures envisager ?

C’est bien là tout l’objet de cette mission santé travail. Bien entendu, le troisième plan de santé au travail (2016-2020) porte déjà un plan d’actions qualifié d’« ambitieux ». L’objectif est d’encourager les entreprises à changer de regard en matière de prévention des risques professionnels et d’adopter une posture préventive plutôt que réparatrice. Rappelons que les objectifs sont déclinés sous forme de « plans régionaux de santé au travail » (PRST), comprenant là aussi des mesures opérationnelles selon les priorités retenues (prévention du risque routier, des RPS, etc.).

La ministre retient ici la nécessité de procéder à « une réflexion plus globale, qui permette de définir un état des lieux des enjeux, des acteurs et de faire des propositions en matière d’actions de prévention sur la santé au travail, le cas échéant en s’appuyant sur les pratiques existant chez nos partenaires à l’étranger ».

Alors, que nous apporterons nos voisins en la matière ? L’organisme EUROGIP nous éclaire déjà en la matière mais peut-être que le ministère souhaite aller plus loin ?

La réponse est pour bientôt : les conclusions de la mission sont en effet attendues au 31 mars 2018.

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