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Focus sur le plan cancer 2014–2019

Publié le par dans Maladie professionnelle.

On estime à un volume compris entre 4 et 8,5 % la part des cancers attribuable à des expositions professionnelles. Ce qui représente entre 14.000 et 30.000 nouveaux cas par an (sur les 355.000 nouveaux cas de cancers estimés en 2012).

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Geneviève Foraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, rappellent, au travers du 3e plan cancer, la volonté du gouvernement de parvenir à diminuer le nombre de cancers d’origine professionnelle. Volonté renforcée par le discours tenu par le Président de la République lors des Rencontres de l’Institut national du cancer, mardi 4 février 2014.

Diminuer le nombre de cancers d’origine professionnelle passera par 4 axes d’action :

  • renforcer la prévention primaire en milieu de travail pour réduire l’exposition aux agents cancérogènes (biologiques, physiques, chimiques). Cette prévention se fera principalement :
    • en encourageant la démarche de substitution des agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) dans les entreprises
    • en structurant une offre de formation à destination de l’ensemble des acteurs de la prévention, permettant d’assurer une meilleure prévention du risque cancérogène et une meilleure prise en charge des salariés exposés à un risque cancérogène
    • ainsi qu’en améliorant l’information des salariés ;
  • renforcer le suivi médical des personnes exposées à des risques de cancers professionnels. Ce renforcement se traduira par une articulation efficiente entre médecin du travail et médecin traitant, condition importante pour l’amélioration du suivi médical des salariés,  voire indispensable aux démarches de maintien en emploi ;
  • améliorer l’identification des cancers d’origine professionnelle pour permettre leur reconnaissance en maladie professionnelle. En d’autres termes, faciliter le recours à une expertise pour le diagnostic étiologique de pathologies d’origine professionnelle via les centres de consultations de pathologies professionnelles et informer davantage les salariés ayant été exposés à des CMR sur leurs droits en matière de reconnaissance des maladies professionnelles, de suivi médical postexposition ou postprofessionnel ;
  • soutenir la surveillance épidémiologique et la recherche pour améliorer les connaissances sur les cancers professionnels.

Pour en savoir plus : www.plan-cancer.gouv.fr

Et pour toutes vos questions relatives aux critères de reconnaissance d’une maladie professionnelle, les Editions Tissot vous proposent leur documentation « Réglementation en santé sécurité au travail ».