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Accepter ses limites et lâcher prise

Publié le par dans risques professionnels

Le manque de lâcher-prise se manifeste comme le stress, au travers d’une série de symptômes tels que le ras-le-bol, l’agressivité, le sentiment de persécution ou d’injustice, l’envie d’être ailleurs, l’impression de subir les choses ou encore le fait d’être overbooké. Tout comme le stress, il a des conséquences sur la santé, le sommeil et peut favoriser le développement de pathologies liées (phobies, maux divers, etc.).

Le manque de lâcher-prise est l’expression du « je veux tout contrôler ».

Alors que le stress est une réaction plutôt physiologique, le manque de lâcher-prise correspond davantage à une réaction émotionnelle. De ce fait, il ne se traduit pas uniquement par une surproduction professionnelle mais aussi par la volonté d’agir sur la négativité globale de l’environnement.

En milieu professionnel, cela s’exprime au travers d’un manque de délégation, du besoin de se rendre indispensable dans la structure et donc de ne pas prendre de congés, des départs de plus en plus tard le soir et une activité professionnelle durant le temps personnel ainsi que l’incapacité à déconnecter. Malheureusement, les conséquences de cette absence de lâcher prise s’avèrent négatives tant pour la santé du salarié concerné que pour ses collègues (agressivité, mauvaise gestion du temps, victimisation, etc.).

Lâcher prise, c’est accepter ses limites

Une fois la conscience éveillée sur un manque de lâcher-prise, il convient d’entamer un état des lieux. Commencer par accepter l’idée d’avoir des limites et comprendre pourquoi lâcher prise peut être difficile.

Sortir du manque de lâcher-prise, cela veut dire sortir de sa zone de confort. Cela demande d’accepter de ne plus tout maîtriser, prendre le risque de perdre des repères. Pour autant, des solutions existent :

  • lister les situations qu’on a le sentiment de subir ;
  • apprendre à se concentrer sur ses propres tâches et non sur celles de l’ensemble du service ;
  • prendre du recul : admettre que rien n’est personnel ;
  • se focaliser sur ce qui marche et non l’inverse ;
  • éviter le manque de communication mais aussi l’effet victimisation ;
  • analyser ses propres craintes bloquantes.

Lâcher-prise, c’est choisir d’être heureux

Savoir lâcher-prise, c’est comprendre que nous n’avons pas de pouvoir sur toute chose. C’est une philosophie du « faire avec » en appliquant les règles de déculpabilisation sans pour autant se déresponsabiliser.

Lâcher-prise ne veut pas dire prendre les choses à la légère mais avoir conscience de la nécessité d’un certain détachement en acceptant les événements tels qu’ils sont. C’est être capable de dissocier sa part de responsabilité de celle des autres. Et comprendre que l’on ne peut agir que sur ses propres comportements.

Afin de faire une place à l’optimisme, certaines clés de développement personnel sont à connaître :

  • veiller à employer un vocabulaire positif ;
  • avoir des attentes larges (plus on enrichit sa vision et moins on court le risque d’être déçu) ;
  • se fixer des objectifs personnels et professionnels ;
  • rester factuel ;
  • accepter l’erreur ;
  • réévaluer les priorités à chaque instant, selon les impératifs professionnels et personnels ;
  • apprendre à dire non ;
  • prendre du temps pour soi, « si je vais bien avec moi-même, je serai mieux avec mon environnement et dans mes fonctions » ;
  • respecter les principes d’une vie équilibrée : manger sainement, marcher régulièrement dans la nature, respecter son rythme de sommeil.

Le lâcher-prise rime avec souplesse

Il faut savoir ne pas se laisser enfermer dans des principes trop rigides. Mettre en place une auto-évaluation qui vise à répondre à cette question constamment : est-ce que je me sens mieux ?

Le lâcher-prise s’opère en cultivant une philosophie positive et constructive. Être porteur d’optimisme et d’énergie positive est en quelque sorte une façon de ne pas laisser de place à la négativité et donc à la pression.