Management

  1. Accueil
  2. Actualités

Actualités

Management : faire rimer efficacement coopération et compétition…

Publié le par dans Motivation.

Une équipe se doit d’être soudée, de coopérer, de s’entraider… certes ! Mais saupoudrer le tout d’une once de compétitivité serait-il si néfaste ? Non ! Lorsqu’elle est bien dosée, la compétitivité vient très harmonieusement compléter la coopération au sein d’une équipe.

Les bienfaits de la coopération

À l’heure où les concepts d’automatisation et de robotisation deviennent de plus en plus prégnants au sein des services RH, une autre notion gagne du terrain : celle des « soft skills ». Le terme signifie littéralement : « compétences douces ». Egalement appelées « compétences comportementales », ces dispositions sont naturelles ou s’acquièrent, pour autant que vous soyez un être humain, car le robot, lui, n’en sera jamais pourvu ! Elles font donc toute la richesse d’une équipe.

Au nombre des « softs skills » particulièrement appréciées par les RH dans le cadre des recrutements de commerciaux : l’empathie (qui consiste à comprendre la réalité de l’autre), le sens du collectif (car, comme dit le proverbe : « Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. »), la confiance (confiance en soi, en son équipe, en l’avenir, etc.) et la bienveillance. L’ensemble de ces qualités relationnelles crée au sein d’une équipe ce qu’il est convenu d’appeler la « sécurité psychologique », c'est-à-dire un sentiment collectif de confiance et de respect mutuel qui favorise l’implication, l’envie de bien faire, la prise d’initiative, etc. Bref, tout ce qui contribue à rendre une équipe plus collaborative, plus efficace, plus productive. Tout cela est donc fort apprécié et de plus en plus regardé à la loupe lors des sessions de recrutement. Mais est-ce suffisant ?

Et si on y ajoutait un zeste de compétition ?

L’une des qualités comportementales qui n’a pas été évoquée au paragraphe précédent fait pourtant partie de celles répertoriées dans les « soft skills ». Il s’agit de la motivation. La motivation consiste à trouver un sens à la tâche à effectuer. Or, la compétition peut être un moyen de trouver un sens. C’est là que les choses se compliquent… Si l’esprit de compétition favorise la motivation et que la motivation favorise la performance, alors, contre toute attente, la compétition serait plutôt positive ? Elle ne serait donc pas l’incarnation du mal, alors que la coopération serait l’incarnation du bien ? Et bien il faut croire que non ! Coopération et compétition sont deux sentiments humains qui existent à part égale dans toute société et qui sont utiles et nécessaires. La compétition est partout. Elle démarre dans les cours d’école et se poursuit tout au long d’une carrière professionnelle : entre les entreprises qui se partagent un marché, entre les filiales d’un même groupe, entre les services d’un même organigramme, etc. Alors pourquoi pas au sein d’une même équipe ?

Distillée avec intelligence par le manager, la compétition peut prendre la forme d’un challenge ponctuel, d’une « success story» mensuelle relayée par « l’e-news corporate », d’un classement périodique « meilleur vendeur », etc.

La récompense est souvent secondaire. Il peut s’agir d’un « reward » personnalisé, comme d’une simple photo dans le journal interne, ou tout simplement de la fameuse « claque dans le dos », expression bien connue - peu coûteuse mais au demeurant toujours appréciée - de la reconnaissance hiérarchique !

Bref, déconnectées de l’objectif commercial, ces petites actions qui pimentent la vie d’équipe et instaurent une saine concurrence entre les collaborateurs sont éminemment positives. Sans les faire renoncer à la coopération collective, elles répondent à leur nature profonde en réveillant l’instinct de compétiteur qui sommeille en chacun d’eux. Elles les incitent à se dépasser pour faire mieux que le collègue.

En conclusion, la coopération est donc précieuse, pour autant qu’elle soit consentie et non décrétée. Quant à la compétition, elle doit exister de manière naturelle au sein d’une équipe. Tout le numéro d’équilibriste du manager consiste à trouver le bon dosage entre ces deux ingrédients, chacun indispensable à sa manière.