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Article ancien - Il se peut que les informations et les liens ne soient plus à jour

Edito de novembre : jusqu’à ce que mort s’ensuive

Publié le par dans Temps de travail BTP.

Le cabinet du Premier ministre Japonais, Shinzo ABE, vient de rendre public un rapport à la conclusion stupéfiante : un japonais sur cinq risque de mourir en raison d’une activité professionnelle trop intense.

Très concrètement, le surmenage serait la cause directe du décès de plusieurs centaines de personnes par an principalement par crise cardiaque, accident vasculaire cérébral ou suicide.

Le phénomène n’est pas nouveau mais il a pris de telle proportion qu’il est devenu une « pathologie ultime » que les japonais appellent le Karoshi. Cette « mort par excès de travail » est officiellement reconnue comme maladie professionnelle et/ou accident du travail.

Il est important de préciser que la législation Nippone ne limite pas le recours aux heures supplémentaires. En moyenne, un salarié japonais travaille plus de 2000 heures par an !

Selon le rapport, 23 % des entreprises japonaises ont déclaré que certains de leurs employés faisaient plus de 20 heures supplémentaires par semaine soit 80 heures par mois. Médicalement, ce dernier chiffre constitue le seuil à partir duquel le temps de récupération est considéré comme insuffisant et qui, en conséquence, est susceptible de mettre en danger la santé du salarié avec un risque significatif de mort par épuisement.

Dernier exemple en date, le 7 octobre dernier, une mère a organisé une conférence de presse pour dénoncer les ravages du Karoshi. En effet, un an plus tôt, sa fille de 24 ans, s’était jetée par la fenêtre de son domicile. Sur les réseaux sociaux, elle avait reconnu qu’elle ne dormait que deux heures par jour, et qu’elle avait des journées de travail de 20 heures.