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Article ancien - Il se peut que les informations et les liens ne soient plus à jour

Édito de mars : Quand l’habit fait le moine (partie 3 : épilogue et autres développements)

Publié le par dans Sanction et discipline.

Devant les critiques suscitées par son Dresscode et après l’avoir testé dans quelques agences, la célèbre banque Suisse a décidé de ne pas généraliser dans l’ensemble de son réseau les « consignes vestimentaires » que contient ce document.

Plus précisément, le porte-parole de l’établissement financier a affirmé « nous sommes en train de réviser le document. Nous allons nous concentrer sur ses principaux éléments ». Au final, le texte de 44 pages devrait être ramené à un petit livret d’une dizaine de feuillets.

La polémique n’est pas définitivement close. C’est maintenant au tour d’une société aéroportuaire allemande d’être placée sous le feu des projecteurs et d’ouvrir un « nouveau front ». En effet, le directeur de cette entreprise envisageait de mentionner dans le règlement intérieur l’obligation pour son personnel féminin de porter impérativement sous la chemise blanche de leur uniforme un soutien-gorge et au surplus de les choisir de couleur blanche ou chair. Dans ce même document, il était suggéré aux employées de garder leurs ongles courts et leurs cheveux propres.

Estimant que ces mesures étaient susceptibles de porter atteinte aux droits de la personne, des salariées décidaient de porter l’affaire devant les juridictions compétentes. Le résultat n’allait pas être à la hauteur des espérances. Le tribunal Allemand a donné raison à …l’employeur.

Au même moment en France, le parlement adoptait la loi n° 2011–103 du 27 janvier 2011 relative à la « représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance et à l’égalité professionnelle » et au célèbre sommet économique de DAVOS, il était décidé que les entreprises participant au Forum devaient être représentées par au moins une femme pour 4 hommes. Ces initiatives ont un même but : féminiser les organes dirigeants des entreprises.

Encore plus récemment, le débat était ouvert sur l’instauration d’un quota de femmes aux postes décisionnels dans la fonction publique avec pour objectif « à l’horizon de 4 ou 5 ans d’un taux de 40 % de femmes parmi les emplois de direction ».

Il y a fort à parier qu’une touche féminine aurait permis une approche « plus subtile » des situations envisagées dans les 2 paragraphes précédents.


Par Philippe LAFONT - Consultant en droit social