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Conseil en évolution professionnelle : quel bilan ?

Publié le par dans formation professionnelle

Cela fait déjà un an et demi que le conseil en évolution professionnelle (CEP) est opérationnel. Un rapport montre que ce dispositif se déploie de plus en plus. L’occasion de rappeler en quoi il consiste et quelles sont ses conséquences pour l’employeur.

Conseil en évolution professionnelle : de quoi s’agit-il ?

Le conseil en évolution professionnelle (CEP) permet au salarié qui se pose des questions sur sa situation professionnelle, et souhaite revoir son projet professionnel de :

  • faire le point sur sa situation ;
  • et, le cas échéant, de l’aider à élaborer et à formaliser un projet d’évolution professionnelle quelle qu’en soit la nature (insertion professionnelle, mobilité interne ou externe, reconversion, reprise ou création d’activité, etc.).

Il existe plusieurs types d’accompagnements, notamment :

  • un accueil individualisé, sous forme d’entretien, pour faire le point sur la situation professionnelle de chaque bénéficiaire ;
  • un conseil personnalisé à l’élaboration du projet professionnel, qui permet à la fois d’évaluer sa faisabilité et les outils dont le bénéficiaire dispose pour y parvenir ;
  • un accompagnement à la concrétisation du projet d’évolution professionnelle.

Le CEP est assuré par les institutions et organismes désignés par la loi :

  • les OPACIF (organismes paritaires agréés au titre du congé individuel de formation) ;
  • l’APEC (association pour l’emploi des cadres) ;
  • le CAP Emploi pour les personnes en situation de handicap ;
  • Pôle emploi ;
  • les missions locales ;
  • les opérateurs régionaux désignés par les régions.

Conseil en évolution professionnelle : quel impact pour l’entreprise ?

Seul le salarié peut décider de demander le bénéfice d’un conseil en évolution professionnelle.

Il n’a pas besoin de vous demander d’autorisation pour pouvoir bénéficier d’un CEP, dans la mesure où ce dernier s’effectue en dehors du temps de travail.

Le CEP est assuré par les institutions et organismes désignés par la loi :
les OPACIF (organismes paritaires agréés au titre du congé individuel de formation) ;
l’APEC (association pour l’emploi des cadres) ;
le CAP Emploi pour les personnes en situation de handicap ;
Pôle emploi ;
les missions locales ;
les opérateurs régionaux désignés par les régions.

Par contre, vous avez l’obligation d’informer chacun de vos salariés de la possibilité de recourir au CEP. Cette information peut notamment se faire à l’occasion des entretiens professionnels. Il est possible que le projet professionnel du salarié rejoigne les besoins de l’entreprise, d’un point de vue stratégique. Il est donc intéressant d’articuler l’entretien professionnel et le CEP.

Conseil en évolution professionnelle : quel bilan pour ce dispositif ?

Le CEP se déploie de plus en plus même s’il reste encore largement méconnu.
Le nombre de bénéficiaires a doublé entre 2015 et 2016 et a atteint plus de 1,5 million.

Le CNEFOP (Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles) souligne toutefois que les actifs ne bénéficient pas encore suffisamment du CEP puisque les 25,8 millions d’actifs occupés, et notamment eux qui chaque année connaissent une mobilité, constituent une cible centrale du CEP.

Vous pouvez télécharger ici le rapport :

Vous souhaitez que vos salariés connaissent mieux leurs droits à formation et n’hésitent pas à utiliser leur CPF ? Les Editions Tissot vous proposent à cet effet leur « dépliant compte personnel de formation (et autres dispositifs de formation) ».


Anne-Lise Castell

2e rapport du CNEFOP sur le suivi de la mise en oeuvre du CEP et du CPF, mis en ligne le 29 juin 2017