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Au-delà du salaire, agissons sur les signaux faibles

Publié le par dans rémunération

Les inégalités entre les hommes et les femmes existent bel et bien dans l’entreprise. Caroline Acs, Directrice Générale des Editions Tissot, témoigne des signes de discrimination qu’elle peut rencontrer en tant que dirigeante.

Les inégalités existent bel et bien dans l’entreprise. La preuve la plus flagrante et médiatisée est l’écart de salaire moyen au niveau national de 18 % entre les femmes et les hommes [1].

Aujourd’hui la loi vole au secours des femmes avec une série de mesures en discussion pour mesurer, identifier et réduire ces écarts (Egalité de rémunération et harcèlement sexuel : de nouvelles obligations pour les employeurs). Dommage d’en arriver là mais soit, réjouissons-nous du résultat et mettons de côté les moyens…

Il existe également d’autres signes de discrimination entre les hommes et les femmes dont je peux témoigner.

En tant que dirigeante, un poste à responsabilité dans lequel les femmes ne sont pas légion, je peux vous assurer que le message visant à encourager la parité est bien passé. Pour preuve, je suis régulièrement sollicitée pour intégrer des réseaux, des jurys, des associations qui se sont donnés pour objectif de les féminiser. Les « recruteurs » sont peu curieux quant à mes compétences, motivation ou expérience pourvu qu’ils intègrent des femmes. N’est-ce pas à la fois humiliant, injuste et irresponsable ? Humiliant car la démarche est basée uniquement sur une volonté d’atteindre un quota. Injuste, pour les hommes, car il y a alors inégalité de traitement au niveau du recrutement. Et irresponsable puisqu’à privilégier le genre plutôt que la qualité du candidat, ces réseaux, associations ou jurys ne tireront pas forcément leur mission vers le haut.

Autre idée reçue, un dirigeant est forcément un homme. Je profite donc de ce post pour informer les sociétés qui, semble-t-il, souhaitent me contacter, que le terme « directeur » existe au féminin. N’hésitez pas à libeller vos courriers à « Madame la Directrice ». Rassurez-vous, je comprends que ces courriers me sont destinés et je les ouvre lorsqu’ils me paraissent intéressants mais avouez que démontrer sa maîtrise de cette simple règle de français n’est pas insurmontable.

Alors, jamais contentes les femmes ? Le débat n’est pas là. Il reste du chemin à parcourir mais j’aimerais que dans quelques années la discrimination, même positive, ne soit plus un sujet.

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[1] Source INSEE.