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Alerte canicule : peut-on recourir au chômage intempéries ?

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La France connait des épisodes de forte chaleur qui ont conduit certains départements notamment le Rhône à être placés en alerte canicule. Dans de telles conditions, le travail sur chantier se complique forcément. Si l’employeur ne trouve pas de solutions pour continuer l’activité en toute sécurité, peut-il faire une demande d’indemnisation au titre du chômage intempéries ?

Risque canicule : pas d’indemnisation automatique au titre du régime intempéries

Le Code du travail prévoit que le régime intempéries peut être utilisé lorsque les conditions atmosphériques et les inondations rendent dangereux ou impossible l’accomplissement du travail eu égard soit à la santé ou à la sécurité des salariés, soit à la nature ou à la technique du travail à accomplir (C. trav., art. L. 5424–8).

Des lettres ministérielles ont précisé que les conditions climatiques concernées sont le gel, la neige, le verglas, la pluie, le vent ou les inondations.

La canicule n’en fait pas partie. Pourtant elle peut aussi rendre l’accomplissement du travail effectivement dangereux ou impossible eu égard à la santé ou à la sécurité des travailleurs et justifier un arrêt. Mais l’indemnisation ne sera pas automatique.

Risque canicule : une possibilité d’indemnisation au cas par cas

L’Union des Caisses de France a rappelé, à plusieurs reprises, que pour l’indemnisation, la prise en compte de la canicule peut être étudiée sous certaines conditions.

Ainsi, lorsque l’entreprise a examiné toutes les solutions lui permettant de poursuivre son activité, y compris la modification des horaires de travail, elle peut décider d’arrêter l’activité et faire une demande auprès du régime d’indemnisation du chômage intempéries [lien]. Il faut également que l’arrêt du chantier :

  • n’est pas fait l’objet d’une demande de prise en charge par l’Etat ;
  • ne soit pas lié aux caractéristiques des produits utilisés.

La demande se fait via les formulaires habituels ou par Internet.

C’est une commission nationale de l’Union des Caisses de France qui étudiera le dossier en fonction des conditions climatiques observées au moment de l’arrêt et du niveau d’alerte déclenché par le préfet dans le département où se situe le chantier. En cas de décision positive, seul le personnel de chantier sera concerné et indemnisé comme pour tout arrêt intempéries.

Sont susceptibles d’être considérés comme recevables les arrêts intervenus dans une zone déclarée par le préfet en niveau d’alerte 3 (orange) ou 4 (rouge). Le niveau 3 a par exemple été atteint dans le Rhône fin juin.

Pour toutes vos questions relatives au chômage intempéries, les Editions Tissot vous proposent leur documentation « Social Bâtiment ».

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